Nom du blog :
justelavie
Description du blog :
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
04.11.2017
Dernière mise à jour :
30.12.2017
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Derniers commentaires RechercheParfois, je veux serrer le monde dans mes bras. Le serrer fort, si fort que nos respirations se bloqueront, que nos corps entreront en fusion et que je fasse parti de lui. Parfois, je veux rencontrer chaque personne que je croise et parler avec elle comme si nous n'étions que de vieux amis d'enfance qui se retrouvaient et qui avaient un besoin irrépressible de tout se raconter, du début à la fin, en n'omettant aucun détail, aucune sensation, aucune émotion. Parfois, je veux pouvoir parler avec n'importe qui pendant des heures, que le soleil se couche et se lève sans qu'on ne s'en aperçoive et qu'on ne s'arrête que lorsqu'on tombe de fatigue et que nos mots ne forment plus de phrases. Parfois, je veux pouvoir échanger avec n'importe qui, écouter ses paroles comme on écoute un professeur et m'en nourrir, oublier de manger parce que la nourriture est autre, puis réfléchir à toutes ces paroles et le contredire pour le nourrir à son tour. Je veux pouvoir voir la surprise dans ses yeux lorsqu'il n'est pas habitué à entendre ce que je dis, voir un rictus se former au coin de sa lèvre quand je fais une blague, une étincelle dans ses yeux lorsqu'il comprend ma pensée et ses sourcils se froncer quand il n'est pas d'accord avec moi.
Je veux rencontrer, découvrir, aimer, détester, m'ouvrir, m'indigner et comprendre.
Mais à la place, on me bouscule dans le RER sans s'excuser.
Anna Gavalda.
Depuis le moment de ces confessions, 62 et moi avons une relation d'amis proches. Il me parle souvent de ses problèmes, en tout cas ceux dont il veut parler. C'est assez frustrant parfois parce que je voudrais en savoir plus, savoir ce qui ne va vraiment pas, mais il arrête de répondre à mes questions dès que ça ne lui plait plus. Je crois que ça m'énerve d'avoir l'impression d'être juste à sa disposition et que je ne faisais que donner sans jamais recevoir.
Cette frustration me secoue, me fait mal, m'emplit. Alors, même si je dis que ça fait 3 ans que je le fais, j'avais arrêté un moment, à la fin de l'année scolaire dernière. Mais les problèmes de 62 m'emplissent et me brûle, j'ai du mal à encore le supporter. Alors j'ai repris. Il le sait, et je pensais que ça le ferait réagir de lui dire. Ça a marché, mais il n'a pas compris que s'il s'inquiétait pour moi et qu'il voulait savoir pourquoi je le faisais, c'est juste que les rôles s’inversaient de temps en temps.
J'ai envie de lui parler, de le faire réagir, de le bouger un peu, parce qu'il ne voit pas que je me mets dans des sales états pour lui. Il m'a dit qu'il allait dire à des amis à lui ce qui se passait et je n'ose pas lui dire que j'ai besoin de l'entendre, pas seulement pour lui, mais aussi pour moi.
Il va mieux cependant. Comme si son malheur s'était transvasé sur moi. Et ça brûle putain.
62.2
Il y a ce garçon dans ma classe, pas spécialement beau, pas spécialement moche. Il existe juste, le genre banal, pas vraiment attirant, sans trop d'amis. Il est le plus souvent sur son portable, la tête baissée et la capuche sur la tête. On va l'appeler 62. 62 est un mec banal, presque ennuyant. En même temps, il ne parle pas, on ne peut pas lui trouver quelque chose d'intéressant.
Mais voilà: nous sommes aujourd'hui en mis-novembre, et la semaine de la rentrée scolaire, un groupe de la classe a été créé sur snap. Dedans, il n'y avait que les gens populaires ou amis de gens populaires. Autrement dis, c'est un groupe de classe avec seulement un quart de la classe. Par la suite, un groupe a été créé, avec les rejetons de la classe. Mais chaque groupe est hétérogène à l'autre et aucun des groupes ne connait l'existence de l'autre. Les exceptions, ce sont 62 et moi. Nous, on a le cul entre deux chaises comme on dit, on est amis avec quelques personnes populaires mais on traine aussi avec des boloss.
Le jour même où le groupe sur snap avec les gens populaires a été créé, 62 m'a ajouté sur snap. Réflexe normal me direz-vous. Puis, il m'a demandé si je voulais qu'on commence les flammes. Et à partir de là, la discussion s'est engagée. Il avait une copine, dont il avait déjà parlé sur le groupe de gens populaires, donc nous avons commencé par parler de ça. Au fil de la discussion, je comprenais que sa copine habitait à l'autre bout de la France et que 62 ne l'avait jamais vue. Mon premier réflexe: me foutre de sa gueule. Je le connaissais depuis moins d'une semaine et les seules fois où j'avais entendu parler de lui, c'était à propos de sa copine alors qu'il ne l'avait même pas vue une seule fois. Je fais quelques blagues, rigole avec lui en lui disant que si ça se trouvait, elle était moche. Il a rit. J'ai continué en lui disant que si ça trouvait, elle avait un mec là où elle habitait et que 62 n'en savait rien. Là, il a rit jaune et m'a envoyé la photo de sa dague avec un texte "j'en ai rien à foutre, elle a un autre mec, je suis cap de l'utiliser". Je me suis dit qu'il était sûrement un peu taré, mais que c'était aussi une blague. Je lui ai donc demandé s'il comptait l'utiliser sur sa meuf ou sur son mec. Il m'a répondu "sur moi-même".
Je ne me sentais plus bien, mais il a continué. "Je l'ai déjà fait, je m'en bats les couilles de recommencer". "j'ai déjà fait trois tentatives de suicide". "ça fait 5 ans que je me mutile".
Je ne savais pas pourquoi il s'était confié aussi vite, mais ça ne m'a pas tellement gênée. Disons que je m'y suis faite très rapidement. J'aimais bien lui parler. Je crois qu'au fond, je me retrouvais en lui. Sauf que moi, ça ne fait pas 5 ans, mais seulement 3.
62.
PS: j'utilise des mots durs pour parler des différents groupes dans la classe parce que c'est une réalité: il y a les populaires et les autres. Je ne dis pas que certains sont mieux que les autres, mais ce sont des groupes qui existent et il faut bien leur trouver un nom.
L'ennui est quelque chose de terriblement complexe: on ressent souvent ce sentiment désabusé de n'avoir envie de rien. La bonne nouvelle avec l'ennui, c'est que si on a envie de rien, c'est qu'on a eu envie de quelque chose un jour; sinon, on ne connaitrait pas la différence. Mais ce qu'il y a de problématique, c'est qu'on connait assez ce sentiment de plénitude pour l'envier, mais pas assez pour vouloir se battre pour le revoir.
L'ennui est quelque chose de terriblement complexe: il brûle dans le calme, consume dans le silence, brutalise dans la morosité. J'ai souvent ce sentiment lorsque je m'ennuie, de le sentir me brûler et me bouffer comme si je n'étais rien, alors qu'en fait, il ne se passe rien. Je m'ennuie, cher lecteur. Je le sens me brûler, et aucune eau ne pourra l'éteindre car il ne fait pas de bruit, avance silencieusement sans se faire remarquer: comme un enfant qui ne pleure pas lorsqu'il chute, et ce n'est qu'à ce moment qu'il faut s'inquiéter. Tu l'auras compris mon ami, je ne te parle pas ici de l'ennui risible à vingt heures lorsqu'il n'est pas encore temps de manger, que les devoirs sont finis mais que les amis sont indisponibles, mais je te parle de l'ennui ancré, celui qui s'installe doucement et te rend morose sans que tu ne saches trop pourquoi au début.
Puis, tu te rends compte que tu n'as plus envie de de voir tes amis et que tu passes ton temps à te dire que tu t'ennuies, parce que c'est la vérité mais aussi parce que tu le cherche après tout. Tu pourrais sortir de cet ennui, tu pourrais chercher des centres d'intérêts, et tu pourrais peut être même en trouver, mais tu ne fais de tout ça. Parce que le plus souvent, l'ennui est accompagné de sa bonne amie: la dépression.
L'ennui est quelque chose de terriblement complexe, que je ne peux décemment pas expliquer en 327 mots.
Deb
Ce soir, j'ai juste envie d'écrire mais je ne sais pas quoi écrire. Du coup je me sens un peu ridicule. Mes sœurs viennent de se barrer de ma chambre. Du coup je me sens un peu seule. Mes amis ne répondent ni à mes snaps ni à mes message. Du coup je me sens seule.
J'ai mis de la musique dans mes écouteurs sans vraiment écouter ce qui est en train de passer, mais surtout pour couvrir le silence qui envahit ma chambre. Les bruits de mon clavier résonnent contre les murs de ma chambre et deviennent assourdissant, alors j'augmente le volume de ma musique. J'entends quand même quelqu'un dans les escaliers. Ce sont des pas pressés, rapides, et je me demande ce qui presse autant à cette heure-ci.
Ma maison ne bouge pas beaucoup. Généralement, lorsque je rentre le soir, il n'y a personne. Ça me plait bien d'être seule à la maison, je peux un peu faire ce que je veux. Me balader à poil, écouter des musiques honteuses et aimer ça, ne pas rentrer le ventre, etc. J'y vis depuis que j'ai 2 ans. Autant dire que je commence à la connaitre: la véranda grince et craque lorsqu'il y a du vent; l'interrupteur derrière la télé est tellement mal placé que je préfère rester dans le noir; il y a des trous dans les murs de chambres de mes sœurs à cause de la pluie qui a fait son chemin entre la cloison et le mur en lui-même; le lavabo des toilettes d'en bas se décolle. Pourtant, lorsque je suis seule j'ai l'impression d'être dans un autre endroit. La solitude change bien des choses. Je me demande si j'aimerais autant être seule lorsque je vivrai seule pendant mes études. Sûrement moins: ce que j'aime dans ce moment de tranquillité, c'est leur rareté je suppose. Ils me permettent de prendre une pause et du recul face à toutes les personnes que j'ai vu et avec qui discuté durant la journée. Mais s'ils duraient à chaque fois plus que quelques heures, je pense que je finirai par me sentir trop seule. J'espère que je ne me sentirais pas trop seule lorsque je ne vivrai plus chez mes parents.
Je suis quelqu'un de sociable et qui a besoin de voir et de parler souvent à des gens. Je suppose donc que je vais inviter des amis régulièrement pour ne pas finir en vieille aigrie haïssant le monde.
Bref. L'avenir nous le dira comme on dit là bas.
Daniel G.
Je n'ai aucune idée de comment commencer ça. D'habitude, je parle à mes amis ou j'écris sur un petit carnet ridicule pour me soulager, mais aujourd'hui, j'avais envie de taper à l'ordinateur. Ce blog n'aura donc probablement aucune régularité ni aucune logique. Mais souvent, je fais les choses comme ça: impulsivement, puis ça me passe et je me découvre une nouvelle passion.
Bref, je ne vais pas me présenter parce que tu n'en n'a probablement rien à foutre et aussi parce que je ne voudrais pas que des personnes que je connais tombent sur ce blog et fasse le lien entre lui et moi. Et aussi parce que ma maman m'a toujours dit de ne pas laisser d'informations personnelles sur Internet. Ça me fait rire parce qu'on ne sait pas sur qui on tombe sur Internet mais on ne sait pas non plus sur qui on tombe en vrai. Je pense que la règle, ça devrait juste être de ne pas laisser d'informations personnelles, point.
Du coup, je vais sûrement changer de prénom en cours de route ou selon l'histoire, mais aie un peu de culture et tu comprendras pourquoi je prends tel ou tel prénom. Et si tu n'as pas de culture, aie au moins Internet pour te sauver. Si je ne trouve pas de prénom, je reviendrais très probablement à "justelavie", parce que c'est ce dont je vais parler. Enfin, "la" vie est un peu général, mais le l et le m sont à côté sur le clavier et j'ai de trop gros doigts pour mon ordinateur visiblement. Mais de toute façon "justemavie" était trop égocentrique. Effectivement, je ne veux pas parler uniquement de moi, mais de ce qui m'entoure, de mes amis, de mes proches et de toi surtout qui veut partager ta vie mais qui n'est pas assez doué avec un ordinateur pour pouvoir créer ton propre blog. Ainsi mon ami, parlons et débattons, parce que c'est bien ce qui intéressant dans la vie. Dans ma vie, en tout cas.
Virginia W.